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Pré-dévoilement de programmation : le Festival du Monde Arabe de Montréal est de retour pour sa 27e édition

Le Festival du Monde Arabe de Montréal (FMA) dévoile aujourd’hui le premier jet de la programmation de sa 27e édition, qui se tiendra du 30 octobre au 15 novembre 2026. La programmation complète sera quant à elle annoncée le mercredi 16 septembre 2026.

Cinq spectacles à l’affiche illustrent une proposition artistique originale et marquerront l’automne culturel montréalais. Des rendez-vous qui confirment, une fois de plus, la vocation du FMA comme un carrefour artistique essentiel, où patrimoines ancestraux et création contemporaine se répondent avec force, où la musique devient langage commun et où l’écoute, plus que jamais, devient un geste de partage.

La 27e édition s’ouvrira le vendredi 30 octobre, au Théâtre Beanfield, avec La Rechute 2 de Baaziz. Après le succès retentissant de son premier spectacle, l’enfant terrible de la chanson satirique algérienne remonte sur scène pour une cure de vérité sans filtre, où l’humour noir côtoie la nostalgie et où aucune hypocrisie n’est épargnée. Entre chansons acides, sketches décapants et souvenirs d’une Algérie qu’il cherche encore, Baaziz offre un spectacle où le rire devient un acte de résistance.

Le dimanche 1er novembre, au Théâtre Plaza, en partenariat avec Lez’Arts Productions, le FMA accueillera M’Hamed Yacine, grande figure algérienne de la musique andalouse, pour la toute première fois à Montréal. Son approche célèbre la richesse infinie des nuances  des répertoires andalou, hawzi, chaâbi et la force incantatoire de ses chants. Sous ses doigts et par sa voix, le public est convié à un voyage mystique où la beauté jaillit de l’harmonie des contraires.

Le mercredi 4 novembre, à la Cinquième Salle, le multi-instrumentiste Amir ElSaffar présentera Ashwaaq – Taqasim à la trompette, une création où les mots du grand mystique soufi Ibn Arabi se font souffle et vibration. Entouré d’un quatuor à cordes et porté par la voix du chanteur syrien Khaled Al-Hafez, ElSaffar explore les résonances microtonales du maqâm irakien pour imaginer un espace sonore où les mélodies se répondent, se transforment et révèlent une autre manière d’habiter la musique, par l’écoute, l’audace et la nuance.

Le vendredi 6 novembre, toujours à la Cinquième Salle, place à Caravanes du son, de la Mésopotamie vers le monde, une soirée musicale épique signée Omar Bashir et Jahida Wehbe. Entre les doigts magiques du virtuose irakien Omar Bashir, héritier d’une lignée musicale magistrale, et le souffle habité de la chanteuse et compositrice libanaise Jahida Wehbe, voix incontournable du chant classique arabe, ce spectacle retrace les routes anciennes qui relient le berceau mésopotamien aux diasporas d’aujourd’hui. Des pulsations nomades aux ornementations du flamenco, en passant par les résonances tziganes, voici un hommage vibrant à une terre qui n’a cessé, à travers les siècles, d’offrir au monde ses plus belles mélodies.

Le dimanche 15 novembre, le FMA présentera lors de sa soirée de clôture, à la salle Pierre-Mercure, Le Livre des Reines, une création originale de la chanteuse lyrique persanophone française Camille Bordet. L’œuvre fait dialoguer de grandes voix féminines de la Perse, de l’Europe et du Québec, d’aujourd’hui et d’hier. Poétesses, compositrices, héroïnes, mystiques et penseuses, leurs paroles franchissent les siècles pour rejoindre notre présent, embourbé dans les noirceurs des guerres sanguinaires sans fin.

En prélude, Le Jardin des Roses, création de Juulie Rousseau et Saeed Kamjoo, tisse un fil invisible entre Saadi, Rûmî et Hafez aux pages du Petit Prince et de Charles Baudelaire.

Ce premier aperçu donne le ton d’une 27e édition placée sous le signe du dialogue, de l’audace et de la rencontre. Le FMA lèvera le voile sur l’ensemble de sa programmation le 16 septembre prochain, révélant les nombreux autres artistes et rendez-vous qui feront vibrer Montréal du 30 octobre au 15 novembre.

Pour ne rien manquer de la programmation complète à venir